Neew's fiic :

# Enviado el domingo 22 de noviembre de 2009 12:21

Présentation :

Présentation :
Le coeur à ses raisons que la raison ignore ...

# Enviado el jueves 13 de agosto de 2009 09:02

Modificado el viernes 14 de agosto de 2009 08:46

Prologue :

Le deuxième jour de l'année deux milles neuf, dans un village pas très loin de Marseille.
Il est proche de dix heures du matin. Le stylo plume de Julia s'agite entre ses doigts fins. La feuille qu'il noircit est presque finit, plus que quelques centimètres.
Comme si son texte avait été écrit pour aller sur cette feuille, il s'était arrêter à la dernière ligne. Le bout du stylo marque la fin en dessinant un point, le point final.
La jeune adolescente ferme son bic et le pose sur son bureau. Elle attrape ensuite la feuille qu'elle vient de gribouiller puis la fixe. Elle ne se relit surement pas, elle regarde, simplement. Elle se lève et ouvre la fenêtre. La feuille vole vers l'intérieur de la petite chambre silencieuse mais Julia la tient fermement pour ne pas qu'elle ne s'en ailles. Quelques minutes plus tard, elle referme la fenêtre et retourne vers son bureau. Elle pose délicatement la feuille sur celui-ci puis se dirige vers sa commode. Ah... Sa vieille commode. Elle en a vécu des choses. Le coup de point donné par Adrien, le père de Julia, en est le meilleur exemple. Elle s'accroupit devant cette antiquité et ouvre le dernier tiroir. Elle pousse tout, elle plonge sa main au fond et finit par sourire en touchant ce qu'elle veut.
Un paquet d'enveloppe et des timbres postales.
Très vite, sa lettre se retrouve enfermé, seule dans le noir de l'enveloppe timbré. Julia reprends son stylo et écrit une adresse, elle l'a connait déjà par c½ur, pourtant, c'est bien la première fois qu'elle l'utilise. Elle écrit ensuite un nom et un prénom en souriant d'ailleurs, qu'est qu'elle peut l'aimer... Voilà deux moi qu'elle attendait ce moment, celui où elle saurait que ça lettre aller partir. Elle saute sur place, heureuse que ce jour sois enfin arrivé.
Du bout des doigts, elle attrape sa doudoune et sors de sa chambre en possession de sa lettre.
_ « Je sors. » Cri-t-elle devant la porte d'entrée.
_ « Tu vas où ? » Lui répondit la voix de sa mère, depuis la cuisine.
_ « Je vais voir Lucas. »
_ « D'accord, à toute à l'heure. »
Trop tard, elle est déjà partit.
La porte claque derrière elle. Maintenant placé au milieu de la rue, elle remonte sa fermeture éclair au maximum. Elle regarde à droite puis à gauche. Elle sait où elle doit aller et elle veut y aller le plus vite possible. Elle respire profondément à plusieurs reprises puis se met à courir le plus vite qu'elle peut. Les maisons défilent sur ses côtés mais elle n'y prête aucune attention.
Une petite minute plus tard elle y est, sayé. Devant la grosse boîte jaune qui fait partir les lettres. Elle jette un coup de d'½il à ce qu'il y a marqué dessus, même si elle le sait. Le facteur passera à onze heures, elle a préparer son coup. Il est dix heures dix sept, elle est même en avance. Elle sourit puis glisse son enveloppe du côtés gauche, sayé, c'est fait. Elle saute sur place quelques secondes puis repars en courant. Un rêve venait de se réaliser.

Chapitre 1 dans 15 com's...

# Enviado el jueves 13 de agosto de 2009 08:50

Modificado el jueves 13 de agosto de 2009 09:08

Chapitre 1 :

Samedi trois janvier deux milles neuf, Neuilly-Sur-Seine.
Il est proche de quinze heures mais le jeune homme qui habite dans l'appartement numéro deux, au coin de cette rue, vient de se lever. C'est le week-end, il profite.
Il se dirige à pas lent jusqu'à sa cuisine. Il ouvre un placard puis se fige. Petit déjeuner ou déjeuner ?
Il soupire, il verra plus tard, il n'a pas faim pour l'instant. Il tourne les talons et retourne dans sa chambre. Il ouvre son armoire et prends des habits, au hasard. Il vérifie qu'il n'a rien oublié puis vas dans la salle de bain.
Plus tard, il en ressort habillé et réveillé. Il retourne dans la cuisine, il regarde autour de lui mais il n'a toujours pas faim. Il attrape donc ses clefs et sa veste. Il va faire un petit tour. Il met sa capuche, il n'a pas vraiment d'être reconnue. Il sort de son appartement puis le ferme à clefs. Pas loin de lui, les boîtes aux lettres beige pâle trônent au milieu du couloir. Tenté, il va les voir et il ouvre la sienne. Il y a beaucoup de papiers habituels mais une enveloppe attire son attention. Une enveloppe blanche, comme toutes les autres, à un détails près : c'est enveloppe là on aime les recevoir. Il fronce un sourcils en voyant l'écriture, elle ne lui dit rien du tout. Il referme sa boîte, y laissant ses autres lettres qu'il n'a pas du tout envie d'ouvrir, sans décrocher son regard de celle qui l'intrigue. Il glisse ses clefs dans la poche droite de sa veste puis descends les escaliers pour sortir. Il n'ose pas ouvrir cette enveloppe, il ne sait pas pourquoi. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui manque. Qui-est-ce qu'il lui écrit ? De où ? Pourquoi ? Il a peur des réponses. Cependant quand il manque de se prendre la vitre de la porte dans la tête il se sort de ses pensées. Il quitte enfin la belle écriture qui forme son prénom et regarde la fermeture de sa veste, elle est bien monté au maximum, il peut sortir. Il pousse la porte et aussi tôt il sent la différence de température. Le vent gifle ses joues et les rougit.
Une fois dans la rue il ouvre la mystérieuse enveloppe. Sa première impression : l'écriture est magnifique, plus que sur l'enveloppe. Pendant un petit temps son regard ne fait rien d'autre que d'admirer les mots se suivants, sans les lire. Il se remet vite quand la curiosité reprends le dessus sur l'admiration. Il lit dans sa tête, il essaie en tout cas. Puis, très vite, il comprend qu'il perd beaucoup de concentration en essayant de marcher droit et de ne toucher personne dans les rues. Il plie la lettre et la remet dans son enveloppe, relève la tête et regarde autour de lui, à la recherche de quelque chose pour s'assoir. Il fait encore quelques pas puis aperçoit un banc, de l'autre côté de la rue. Il regarde à droite puis à gauche et enfin, il traverse. Il court s'assoir.
Il rouvre l'enveloppe et reprends la lettre qui s'y trouve. Le vent ne l'aide pas trop, il tord la feuille dans tous les sens. Il décide de prendre les choses en mains, il glisse l'enveloppe entre ses cuisses pour l'empêcher de s'envoler et pose ses mains sur le bord de la feuille, l'obligeant à rester immobile entre ses doigts. Il sourit, fière de lui, puis se remet à lire silencieusement. Pour rien au monde il ne voudrait partager cette lettres si... Intrigante.
Cher Emmanuel,
Aujourd'hui nous sommes le deux janvier deux milles neuf, quand je t'écris en tout cas.
Je sais que tu dois te demander qui est-ce ? Tu n'a pas reconnue mon écriture, n'est-ce pas ? Est-ce peut-être parce que tu ne l'a jamais vue... Pour répondre, je m'appelle Julia et je suis une adolescente tout ce qu'il y a de plus normal. Enfin... Presque. Les autres ne pensent qu'à s'amuser, à faire les cons et les fières devant les autres élèves. Ils s'amusent à répondre aux professeurs, enfin je crois que tu a compris. Moi, je suis surement différente. Peut-être pas en bien. Moi, si je vis, c'est pour la Musique et l'écriture. Je suis timide et très réservé. J'ai un très mauvais caractère mais je ne dis pas tout haut ce que je penses, car, malheureusement, si j'avais la mauvaise idée de le faire je rentrerais chez moi couverte de bleus. Je suis une rêveuse, j'adore m'imaginer autre part, dans un monde meilleur ou tout simplement avec des gens gentils et qui ne se prennent pas la tête. Comme des musiciens, par exemple, ce serait le Paradis pour moi... Bref, tu vois, je suis une rêveuse. Mais bien avant d'être passionné de musique et d'écriture, j'étais normale... J'étais au primaire quoi. Malheureusement, quand je suis passé au collège je ne suis pas devenue une de celles qu'on apprécie parce qu'elles sont « cool ». Et pour cela, j'ai très mal vécu ma rentrée en sixième puis, comme par magie, j'ai découvert ton premier album. Je t'ai découvert, toi. Je n'ai eu cette merveilleuse idée qu'en fin d'année 2007, malheureusement. Point positif, j'ai commencer à comprendre que la Musique était plus que du bruit. Bien plus. J'ai découvert que derrière une voix se cache un Artiste, derrière des mots un autre Artistes et derrière les instruments d'autres Artistes encore. Aussi grâce à toi, j'ai découvert l'écriture. Je ne t'en serais jamais assez reconnaissante. Tu m'a fais découvrir tellement de choses en si peu de temps, je regrette de ne t'avoir connu plus tôt que cela... Revenons à nos moutons... Moi, si je vis, c'est pour la Musique, pour l'écriture et pour Toi...
Voilà un peu plus de deux mois que j'attendais ce jour, le deux janvier 2009. Celui où j'aurais le droit de t'écrire, pour la première fois. (Je ne sais pas si tu sera très d'accord pour ça, mais si ça te dérange tu n'auras qu'à jeter mes lettres quand tu les verras au fond de ta boîte... ) Ayant enfin l'autorisation, je t'écris enfin... Je me suis obligé à ne pas dépasser le recto d'une feuille par jour, donc, je crois que je vais m'arrêter là... Si tu veux, demain, une lettre de moi sera dans ta boîte. Tout ne tient plus qu'à toi. Quelques derniers petits mots pour te dire merci d'avoir lu, si tu l'a fais. Au moins, j'aurais exister quelques minutes auprès de toi... Ah demain.
Julia.
Emmanuel écarquille les yeux. Il est surpris. Des questions se posent et s'enchainent dans sa tête mais il refuse d'y penser, il fixe juste la signature de l'adolescente, sur la dernière ligne. Soudain, plus rien n'ose se risquer dans la tête du jeune homme, sauf une petite phrase : à demain.

Voilàà, j'espère qu'il vous plait.
Suite dans 15 com's...

# Enviado el jueves 13 de agosto de 2009 10:57

Modificado el jueves 13 de agosto de 2009 12:50

Chapitre 2 :

Marseille.
_ « Julia, descends y'a Lucas. »
_ « Oui, oui, je suis là. »
Elle descends les escaliers puis rejoint un de ses meilleurs amis devant la porte, il a déjà retirer sa veste. Ils se font la bises.
_ « Comment tu vas ? » Demande le jeune garçon.
_ « Bien et toi ? »
_ « Bien. Rien n'a signalé depuis hier matin ? »
_ « Et bien non, pas grand chose. Je suppose que pour toi non plus ? »
_ « Tu supposes bien. »
Ils se sourient puis monte à l'étage, dans la chambre de Julia. L'adolescent est habitué, à mainte reprises son amie lui a dit de faire comme chez lui, maintenant il le fait. Il s'allonge sur le lit en regardant par la fenêtre, les arbres se plier sous le vent.
_ « Il fait froid dehors. »
_ « Oui, c'est l'hiver. »
_ « Je sais. Mais c'est dommage, le vent gâche les journées. »
_ « Oui, c'est vrai. Mais bon... On n'y peut rien. »
Elle s'assoit sur le rebord du matelas et ils se sourient. Voilà quelques temps qu'ils ne s'étaient pas vue, depuis le débuts des vacances scolaire. Bien sûr, ils s'appelaient tous les jours mais ça ne valait pas une vraie visite.
_ « Alors, comme ça, tu es venu sonner chez moi hier ? » dit-il avec un léger sourire de coin.
Elle rit.
_ « C'est ma mère qui te l'a dit ? T'a improvisé j'espère ? »
_ « Oui, t'inquiètes pas. Je lui est dit que j'étais pas là. Je pourrais en échange savoir pourquoi elle m'a dit ça, enfin... Pourquoi tu es sortie en l'occurrence puisque ce n'étais pas pour me voir. »
_ « Je suis allée poster une lettre. » 
_ « Et elle ne pouvait pas le savoir ? »
_ « Non... »
_ « Pourquoi ? » Demande-t-il, surpris.
_ « Parce que. Je sais pas en fait... J'ai pas envie de lui dire. »
_ « Et à moi, tu me le dis ? »
Julia plonge ses yeux dans ceux de son meilleur ami. Son regard est à la fois et perçant, son bleu profond la déstabilise parfois. Elle sait que si elle n'aurait pas voulu lui dire, elle ne l'aurait pas regarder mais, au fond, elle n'attend que ça. Crier sur tous les toits de la ville que le jour qu'elle attendait et enfin arrivé.
_ « Je ne sais pas... »
Elle a envie de le charrier, de sourire un petit peu. Elle adore le voir la supplier. Son petit plant marche à merveille car, à peine sa phrase terminé que son ami la supplie.
_ « Aller, s'il te plait, s'il te plait, s'il te plait... Dis-moi... »
Elle sourit, amusé. Il s'arrête alors, comprenant qu'il s'est fait piégé. Il soupire mais ne dit rien, de peur qu'elle ne change d'avis et décide de ne plus lui dire.
_ « Allé... Dis-moi. »
_ « Tu vas raller encore ! »
_ « Pourquoi je râlerais ? »
_ « Parce que j'ai envoyer une lettre à Emmanuel ! »
Son regard se dirige alors vers un de ses posters, celui d'Emmanuel. Lucas suit son regard puis pose ses mains sur son visages. Il les retire quand une question lui passe par la tête.
_ « Tu as son adresse ? »
_ « Bah oui, comment j'aurais fait pour lui écrire où sinon ? »
_ « Le fan club, peut-être ?! » s'exclame-t-il sur un ton d'évidence.
_ « Tu sais très bien que je ne fais pas les choses à moitié, Lucas. »
_ « Oui, je sais. »
_ « Et tu l'a eu comment ? »
_ « Internet, mon vieux. Faut t'y mettre. »
Il secoue la tête et ferme les yeux.
_ « D'ailleurs, j'aurais besoin de toi. » Reprit-Julia.
Lucas ouvre un ½il pour la regarder.
_ « Je t'écoute. »
_ « Faudra que t'aille m'acheter des timbres, je te rembourserais, bien sûr. »
Il jette un coup d'½il sur le bureau de sa meilleur ami, une dizaine de timbres y reposent.
_ « Tu en à déjà. »
_ « Je sais, mais bientôt je n'en aurais plus. Et il faudra absolument que tu m'en rachète avant. Et des enveloppes aussi, mais ça, j'ai des réserves. »
_ « Et tu ne peux pas demander à ta mère de le faire ? »
_ « Non. Elle ne sait pas je te rappel. »
Lucas se redresse et se place comme son ami. Il réfléchit quelques instants.
_ « Tu crois que tu auras finit ceux-là dans combien de temps ? »
Pour réponse, Julia se lève et vas jusqu'à son bureau. Elle compte les timbres.
_ « J'en est pour quinze jours. Donc, il faudra que tu m'en rachète avant la rentrée... S'il te plait. »
Elle revint s'assoir sur son lit, le regard de Lucas ne la lâche pas.
_ « Arrête, c'est gênant. » Réplique-t-elle.
Il détourne alors le regard vers le bureau, sans un mot.
_ « Et t'en a combien là ? »
_ « Quinze j'tais dit ! »  
Il repose ses yeux dans ceux de sa copine.
_ « Tu vas en utilisé un par jour ? »
_ « Oui. C'est bien, t'a compris. »
_ « Raah, c'est bon. Te fous pas de moi. Mais pourquoi, tu comptes lui écrire tous les jours ? »
_ « Je viens de te dire que oui. »
_ « Mais t'es folle, s'il porte plainte, tu fais comment ? »
_ « Il ne va pas le faire. »
_ « Comment tu le sais ? »
_ « Parce que s'il ne veut pas les lires il a juste à les attraper et à les jeter dans la poubelle la plus proche. »
_ « C'est une star, il va se compliquer la vie. Au bout d'un moment il va vouloir que ça s'arrête et il va aller porté plainte. »
_ « Il portera plainte contre X car il ne connaîtras que mon prénom. » Répond-t-elle, fière.
_ « Heureusement que tu ne fais pas les choses à moitié, se détends Lucas. Ça aurait mal tourné pour toi... »

*
Neuilly-Sur-Seine.
Il est midi et demi. Dans l'appartement du jeune homme, le silence est roi.
Emmanuel, accoudé sur sa table regarde au dehors. Il tends l'oreille aussi. Son assiette est encore presque pleine, mais il a vite fait de l'oublier, il n'a pas vraiment faim. À vraie dire, il attends le facteur. Il espère entendre la petite moto arriver dans l'allée puis entendre les clefs tourner dans la serrure de la porte du hall et enfin le son des enveloppes touchant le fond des boîtes aux lettres. Cela fait bientôt deux heures qu'il s'impatiente. À plusieurs reprises il a essayer d'oublier, de penser à autre chose, en allumant la télé par exemple... malheureusement il l'a vite éteinte car il n'aurait put entendre l'homme en jaune arriver. Il a tenter de lire, il est même aller chercher son bouquin préféré « Sept jours pour une éternité » du grand Marc Levy mais même ce livre n'attirait pas toute son attention. Il ne lisait pas vraiment, il pensait. Quand est-ce que ce facteur aller enfin débarquer ? Il s'est aussi fait à manger mais il a faillit se brûler en faisant cuir ses pâtes et même avec le repas près, cela ne marchait pas. À chaque fois il en revenait à fixer l'extérieur grâce à la vitre de sa pièce principale. Il aurait apprécier d'être en été pour pouvoir ouvrir les fenêtres et pour écouter librement les bruits du dehors... Un grésillement de moteur le sort de ses pensées, c'est bien celui qu'il attends depuis plus de cent vingt minutes. Il se lève aussitôt et se dirige vers la fenêtre, il jette un regard à la rue, comme pour être sûr. Une fois qu'il en a la certitude, il attrape ses clefs et sors en courant de l'immeuble. Il ne veut pas attendre plus longtemps. En l'entendant, l'homme à lunettes relève la tête puis, quand il le voit, paraît surpris mais ne dit rien et se contente de continuer son travail.
_ « Bonjour, monsieur Moire. » Dit-il dans sa barbe en faisant glisser des enveloppes dans une boîte.
_ « Bonjour. » Répond-t-il, impatient.
Le barbu le regarde de nouveau.
_ « Vous attendez une lettre en particulier ? »
_ « Oui. »
_ « C'est surement celle-là. S'exclame le vieil homme. »
Il sort une des lettres destiné à Emmanuel de son lot. Il la retourne vers lui de façon à ce qu'il voie l'écriture. Emmanuel tressaille, c'est bien celle là. Il voudrais la lui arracher des mains mais il reste polis et se contente de sourire faussement à son facteur.
_ « Oui, c'est celle là. »
Le jeune homme tend le bras pour attraper l'enveloppe. Fred, le facteur, la lui laisse en voyant son impatience. À peine la lettre en main, Emmanuel se retourne et commence à partir.
_ « Et les autres ? » Cris-le vieillard et montrant le petit paquet de lettre qui lui est destiné.
_ « Mettez-dans la boîte. » Répond-Emmanuel sans le regardé.
_ « Ces jeunes... » Marmonne le facteur dans sa barbe blanche.
Il fait glisser les lettres dans la boîte aux lettres puis continue pour celles des autres.

*
Samedi 3 janvier 2009.

Emmanuel,
Si tu lis ces lignes c'est que tu l'auras souhaiter, c'est que ma lettre d'hier t'a intrigué. Et, si c'est le cas, j'en suis heureuse. Quelques petites minutes de plus pour exister...
Aujourd'hui, je te parles encore un petit peu de moi.
Je suis très discrète et je ne parle pas beaucoup. Pour tout te dire, je peux compter les mots que je dis dans une journée... Sauf quand mon meilleur ami, Lucas, est avec moi, comme cet après-midi, mais c'est autre chose.
Je pense à toi souvent, très souvent. Peut-être trop. Personne ne comprend vraiment ce que je ressens pour toi, pas même mes parents, ma s½ur ou encore mon meilleur ami. J'aimerais rêver de toi, mais je n'y arrive pas. Même pendant la nuit, je n'ai pas la chance de t'apercevoir...
J'écris souvent, c'est très important. C'est mon plus bel échappatoire, celui qui marche le mieux. Les mots me comprennent, j'en suis heureuse alors je me confis à eux. Je les crois, je les vénères. Je les aimes. Ils font partit de moi, de toi aussi, de nous tous. Rien que pour ça, je les respecte, car, toi aussi tu te sers d'eux.. Nous avons au moins une chose en commun avec la musique...
La rentrée approche, malheureusement, je ne suis pas très bien quand j'y pense. Je me dit que je vais bientôt retourner là-bas et j'en grince des dents tellement cela m'énerve. Je ne supporte plus ce collège, je ne supporte plus rien ni personne. Seul toi me fais sourire, et même rire quand plus rien ne vas. Tu me fais chanter, tu me fais rêver plus que je ne le fais déjà... C'est magique quand je t'écoute...
Je suppose que, toi non plus, tu ne comprends pas... Ce n'est pas grave, oublies.
Bonne journée, bonne soirée... Ah demain.
Julia.


Emmanuel replie la lettre. Elle a raison, il ne comprends pas non plus... pourtant il devrait... Il se lève, perd l'équilibre et retombes sur le canapé. Cette lettre l'a un peu bouleversé.
Il soupire, pose la lettre sur la table basse puis s'allonge de tout son long sur le canapé. Cela valait le coup d'attendre, mais, le problème c'est qu'avec Elle et ses lettres, c'est comme un livre : on veut toujours lire le chapitre suivant.

J'espère que ça vous plait ?
Suite dans 20 com's...

# Enviado el jueves 13 de agosto de 2009 12:25

Modificado el jueves 13 de agosto de 2009 14:27